…. mais elle trouve quand même le moyen d’aller chercher un pov’gars qui n’avait rien demandé et qui bossait tranquille dans l’armée française, apprécié de ses supérieurs, pour lui retirer sa nationalité :
« Je ne comprends pas pourquoi ça me tombe dessus. Je suis en règle, j’ai mes papiers. Mon père, qui travaillait dans la région du Havre, avait la nationalité française. Et du coup, moi aussi ». Mais c’est justement là que le bât blesse. Le ministère de la Justice remet en cause les conditions dans lesquelles le père – et donc ses enfants – a obtenu sa nationalité française. Comme l’explique l’avocate Cécile Madeline, qui suit le dossier depuis ses débuts, « à l’indépendance du Sénégal, les Sénégalais qui résidaient en France ont pu choisir de devenir Français. C’est le cas du père d’Ounoussou. Mais sa femme et ses enfants étant restés sur le sol africain, le ministère conteste la validité de la procédure de naturalisation ». Un dossier complexe qui n’est pourtant pas un cas isolé. « De plus en plus de dossiers similaires arrivent sur mon bureau. C’est devenu une sorte de sport national pour le ministère de la Justice », assure l’avocate rouennaise.
Débouté une première fois en septembre 2008, le ministère a choisi de faire appel, ne reconnaissant pas les arguments du juge de l’époque qui considérait que la période de prescription de 30 ans s’appliquait au cas du père d’Ounoussou.
Les tribunaux sont engorgés, la justice ne peut pas faire son travail, on laisse faire parce que tout le monde le fait (cf mon précédent post)….
Là je ne comprend plus !! Espérons qu’Ounoussou Guissé pourra rester français.
Peut être Maître Eolas aura-t-il une réponse : qui peut être à l’origine de ce genre de poursuites ? Des gens du ministère de la justice sont payés pour éplucher les dossiers des naturalisations d’il y a 30 ans ?
L’extrait provient d’un article de Paris Normandie.